Christian Durante est un artiste plasticien complexe.

Il s’interroge beaucoup, de manière générale, sur la notion de ce qu’est « être vivant » en posant un regard sur le cycle de vie.

Son travail tente de rendre perceptible l’invisible ou le presque visible, l’essentiel, en travaillant sur l’ordinaire. L’ensemble de ses recherches soulignent l’impalpable, appréhendent le subtil et tentent d’en révéler l’essence.

Son oeuvre, par les multiplicités des médiums, cherche, ainsi, à exprimer la puissance et la fragilité du vivant. Ce qui lui vaut de s’apparenter à l’Art Total, mais aussi à l’Art Conceptuel, l’Arte Povera, et l’Art brut. Il compose avec des matières vivantes : latex, goudron, encre de chine, brou de noix, cire, bois, végétaux…

Chacun des ses travaux peuvent être identifiés, mais leur sens n’est que partiel s’il est pris sans être rattaché au reste. L’œuvre s’exprime par des compositions libres et imprévisibles, en fonction de l’architecture présente. L’installation, la scénographie font aussi partie de la réalisation de son travail artistique.

Christian Durante place le spectateur au centre de son travail dont il fait entièrement partie, afin qu’il éprouve des résonances face à la matière et aux installations, là où les mots peuvent parfois être limitants.

BIOGRAPHIE

Christian Durante s’est orienté très jeune vers la sculpture.

A l’origine de son travail de sculpteur, il y a la fascination pour le vivant sous toutes ses formes et en symbiose dans son espace naturel. Il choisit la forme sculpturale pour comprendre et matérialiser sa perception et son ressenti du monde qui l’entoure.

Il expérimente différents matériaux, par nécessité, comme pour trouver des mots à travers chacune des matières, exprimant ce qu’il ne pouvait pas satisfaire par le langage habituel. L’expérience et l’écoute de chacune de ces matières révèlent en lui autant de facettes lui permettant de créer.

La structure -le contenant-, porteuse de vie -le contenu- sont le premier axe de son travail.
De là, émergent des formes stables et solides pour mieux appréhender ce qu’il ne peut saisir : le mouvement.
La verticalité, en tant que pesanteur, en opposition à notre horizon, mais également en tant qu’alignement, où tout est juste et en équilibre, lui permet de contacter cette force vitale au centre.

Le grand axe de son travail fut le réceptacle et la forme.
Par extension, il travaille aujourd’hui sur le support et le réceptacle de graine.